Dîner festif à la Coupole

L’initiative « Simone de Beauvoir en fête » s’était fixé pour objectif de rassembler des féministes des deux sexes, et de toutes tendances, autour de la mémoire du Castor. Pari tenu ! C’est dans une ambiance chaleureuse que furent remis les prix du premier Concours Simone de Beauvoir.

Le dîner a réuni plus de 180 personnes, dont une majorité de femmes. Le succès a dépassé largement nos espérances. Il n’était pas évident de rassembler autant de monde, compte tenu du prix (300 F) exigé par l’établissement. La preuve est faite que la mémoire de Simone de Beauvoir est vivante et que le féminisme est toujours d’actualité.
Le but du dîner était en effet, à l’occasion du cinquantenaire de la parution du Deuxième Sexe, de faire la fête en son honneur et, à travers le concours lancé via les plus jeunes, de montrer que son héritage est présent.
La quarantaine de contributions reçues, venues surtout de province (Bretagne, Toulouse, Gard, Perpignan, Strasbourg), sous forme écrite ou plastique, nous a permis d’attribuer les prix Simone de Beauvoir, que nous avons voulus, pour cette première édition, ex æquo : trois premiers prix littéraires (une nouvelle, un essai, un dialogue poétique), trois premiers prix arts plastiques (un collage, un dessin, une sculpture).
Des actrices ont participé au dîner et lu des passages d’œuvres de Beauvoir : Malka Ribowska a choisi une des lettres à Algren, Marie-France Pisier et Danielle Lebrun ont opté pour Les Mémoires d’une jeune fille rangée.
La soirée a commencé par la belle chanson d’Emmanuelle Escal sur Simone de Beauvoir « à qui nous devons tant », et s’est poursuivie dans le plaisir partagé de se retrouver, ou de se trouver, autour d’une bonne table, dans ce bel endroit que Simone et tant d’autres artistes ont fréquenté.
Ce soir-là, la Coupole méritait mieux que jamais son nom, rassemblant sous son toit celles et ceux qui rendaient hommage à celle qui avait marqué leur vie, constitué un modèle pour des générations entières, et qui reste toujours « en avance ».
Anne Zélensky