Rencontre au Centre Culturel suédois
Un bref compte-rendu

Lundi 18 janvier 1999, s’est tenu au Centre Culturel suédois, dirigé par Sonja Martinson Uppman, une soirée intitulée « Simone de Beauvoir : une Française très suédoise ». L’écrivaine Åsa Moberg justifia ce titre par la simplicité du personnage et son rapport intime à la nature, et par l’avance qu’avaient prise à son époque les femmes suédoises en matière de droits politiques et sociaux. Åsa Moberg, journaliste célèbre et respectée, traductrice de Les Mandarins et qui traduit actuellement Le Deuxième Sexe, est aussi l’auteure de Simone et moi - réflexions sur Simone de Beauvoir, un best-seller en Suède. Elle organise des conférences-débats sur Simone de Beauvoir qui rassemblent un public nombreux. Ces succès, estimait un étudiant suédois, sont d’abord dus à la popularité d’Åsa elle-même - mais ils profitent indéniablement à la connaissance de Simone de Beauvoir en Suède.
Claudine Monteil et Anne Zélensky ont ensuite évoqué la personnalité de Simone de Beauvoir, telle qu’elles l’ont connue quand elle choisit de soutenir et d’accompagner le Mouvement des femmes. En est ressorti le portrait d’une femme ouverte, attentive, déterminée et fidèle. ( Points de vue / Côte à côte, pour les témoignages d’Anne Zélensky et Claudine Monteil sur cette période).
Yolanda Astarita Patterson raconta la création de la société Simone de Beauvoir, dont elle est actuellement la présidente.(voir Les Amies... dans cette rubrique, pour la présentation de cette société par Yolanda Astarita Patterson; et Références bibliographiques / Simone de Beauvoir Society, pour la liste des articles publiés dans la revue de l’association). Elle nous rappela quelques unes de ses nombreuses initiatives, et fit part des projets : des colloques annuels jusqu’à 2001 déjà en cours d’organisation.
Dans la salle, la Québecoise Maïr Verthuy nous parla de l’Institut Simone de Beauvoir de Montréal, dont elle fut l’une des intigatrices (nous reviendrons sur les buts et actions de cet Institut, ainsi que sur les anecdotes piquantes qui ont marqué sa création - que Maïr Verthuy contera elle-même prochainement sur ce site).
Le cours du débat, très chaleureux, subit une légère perturbation : l’insistance d’un monsieur à nous interroger sur des déclarations « peu féministes » relevées dans les lettres de Simone de Beauvoir à Nelson Algren. Personne ne souhaita le suivre sur ce terrain.
Dominique Foufelle